Rattrapage toujours

Donc avant hier je suis allee visiter la sandal oil and silk factories.
Je suis, bien entendu, arrivee a l heure du lunch pour les deux mais si la soierie n etait pas visitable, une bon ame a bien voulu me montrer les machines et les etapes pour l extraction de l huile. En fait le processus est assez similaire a toute sorte forme d extraction et de distillerie. Les batiments sont vieux, les alambics patines, les cuves poussiereuses, ce qui donnait une allure un peu surannee a ma visite surtout que tout le monde etant parti, les batiments etaient quasiment vides. Je vous fais une histoire courte ; le santal est un bois assez commun en inde et qui sert a toute sorte de chose : huile, savon, encens, sculpture, bois pour les cremations, bois pour les feux pour les temples (offrandes etc.). Il pousse toutefois lentement et ai assez sensibles aux bestioles. L arbre ne peut etre recolte avant qu il est 15 ans, il sera alors verifie, teste, et choisi ou non. Biensur selon les besoin on va attendre plus ou moins longtemps cf sculpture on va attendre qu il soit plus vieux. Les parties les plus nobles et grosses seront reservees a cet usage. L arbre est debite selon les besoins. Ensuite le bois est mis en miettes et passé dans la distillerie, l huile recuperee par condensation sera filtree, et ce qui reste du bois est seche et servira pour l’encens. La visite fut agreable, malgre le discours un peu automatique de mon guide, mais gentil tout plein. Le magasin etait ferme pour lunch, j ai donc achete leur produit a une sorte de cooperative d etat de l artisanat en centre ville. Mon guide  a rejoint ces collegues pour manger, je suis retourne vers la soierie.
Et la j ai passé plus de deux heures a regarder : aucune visite guidee, juste une promenade libre au milieu des ouvriers, des machines, des contremaitres, des fils, des bains, des sechoirs,  a essayer de comprendre comment ca fonctionne dans le bruit, les odeurs et sous leurs regards amuses.
Il y a d abord le bain et la legere teinture des fils de soie brut (aucune explication a cette teinture…), le sechage et la tension des echevaux, ensuite le filage. Tout ceci se fait sur d immenses etendues, le nombre d echevaux et de machines filant et refilant (amincissement progressif du fil). A la fin, le fil est si tenu qu on ne le voit plus s enrouler sur les bobines de bois. Apres, il est refile en plusieurs brins sur des bobines coniques en plastique. Celles-ci sont  enfilees sur une sorte de peignes de 2 m de haut et les fils tendus sur 3 ou 4 metres de long vers une machine qui les relient pour construire la trame sur lequel sera tisse le sari (finalement un rouleau de fils). Mais la encore dans le bruit, nos anglais approximatifs, l absence de photos et de quoi noter, c est difficile d expliquer et de decrire. Qd le fil d une des centaines de bobines se casse, une petite lumiere s allume au bout du peigne et le tisserant va renouer le fil brise au depart de la bobine ou de l echeveau, dans un faisceau de minuscule fils. Et c est ca qui est impressionnant, comment sont-ils capables de renouer un fil incroyablement fin et d identifier sans aucune difficulte dans l echevau…
Ensuite, ce sont les métiers a tisser, peut etre pres d une centaine, tous ne fonctionnent pas, ce sont de belles machines japonaises graisseuses hahannant et tissant, les soies sont blanches, les motifs se dessinent au fil d or. Chaque machine a son propre dessin. Ce dernier ressemble a du papier a musique enroule en haut de la machine, a une exception pres, ce n est pas du papier mais du metal. Cette partition est jouee a chaque aller et retour des navettes. Je suis passee entre toutes les machines afin de voir tous les motifs en cours, du plus simple au plus complique. le tissus est extremement tendu. La technique me depassait, je les voyais interrompre la machine pour renouer des fils et des trames que je ne voyais pas brises, ou couper des fils que je ne voyais pas depasses. Une fois le sari tisse (6 m en moyenne), une petite longeur vierge sans motif sans tissage est produite et hop on recommence.
Le tissu est alors beigeasse.  La visite se poursuit dans la salle des colorations et ca sent le coiffeur…  Les sari sont suspendus a de grosses tiges de bambous, elles memes supportees par un palant. Les saris sont alors plonges dans de grandes cuves moussant et sentant bon la soude,  ils en ressortent blancs (comme neige) et dores, ils sont douches pour rincage et ensuite plonges dans un bain de couleur. Lorsqu’il est bicolore, ce qui etait le cas alors, le sari est plié d une certaine facon, enserre dans un etau en bois et de baches en plastique et plonge a la main dans des bains de couleurs, rince puis seche et recolore (surtout pour les bouts) ensuite seche, verifie, repasse, plie et envoye dans les magasins. Le sari simple 100% soie coute environ 4-5000 rp (80-100$; 50 a 76 euros), plus vous mettez de fil d or plus il est cher. Les plus beaux que j ai vu coutaient  28000 rp (560$ ou 370 euros) mais the sky is the limit…
Les images, les odeurs, le bruit, toutes ces bobines, ces metres de tissus, ces longueurs de fil, l intensite des couleurs, le rythme saccade de ces machines, c etait impressionnant… mais la encore photos interdites. les ouvriers gentils et expliquant tout ce qu ils peuvent et moi imaginant le reste… un superbe moment.
J espere ne pas vous avoir ennuye avec tout ca! parce que des descriptions de fils, sans photos, ni rien, c est un peu rude… et puis les exlications parcellaires… enfin s’il y a des correctifs a faire, je les prends volontiers!
Le reste dans les prochains jours, mardi ou mercredi peut etre, je decolle demain dans la nuit et la journee est assez occupee, cela m etonnerait que j ai le temps de vous parler avant. D ici la, profitez et prenez soin de vous! Bises!

 

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Retour au point de départ

Me voila de retour a Bangalore, chez Kara, et je n ai jamais ete aussi proche de la fin de ce voyage… Notez que j ai failli rate mon vol, je me trompais de jour jusqu a ce matin! Bangalore ne me manquait pas tant que ca! J avais quasiment envie de retourner sur Mysore ce matin en arrivant, plus tranquille et j avais encore des choses a voir et puis un tit hotel et un tit restau geniaux; le 1er bien simple, efficace, pas cher et super propre, de l eau chaude le matin, en plein centre, une equipe adorable et une mine d’or de renseignements et de gentillesse, ils me chouchoutaient, et le 2nd sur le toit en plein centre ville, avec des nan et des riz a tomber raide, sans parler de ma petite patisserie/cafe pour le matin. Bref, j y avais pris mes aises et mes quartiers.
J ai plein de choses a vous raconter mais je ferais cela sans doute ce soir (visites des fabriques de sari en soie et d’huile de bois de santal, balade a Srirangapatna, derniers achats de sari et autres broutilles). Aussi des petites considerations generales sur ce petit bout de pays (klaxon, bouffe, couleurs, le bonheur du pied nu et de l’orteil libre, Munnar…) et ce que j aimerais faire la prochaine fois (m eloigner des tissus et plonger dans la jungle).Je suis chargee comme une bourrique: je vais devoir m acheter un autre sac et m organiser autrement pour les prochains voyages. L’exemple de Julie me semble riche d’enseigenement : un tout petit sac a dos avec le minimum vital, ca facilite les deplacements et tu achetes un plus gros en tissu pour le suprlus au fur et a mesure, ce qui devrait me forcer a me limiter. J ai encore bcp de chemin a faire pour adherer a la simplicite volontaire! Je me rassure en me disant que je vais en laisser au moins la moitie a la seconde etape du voyage. En fait c est ca!!! c est a cause de vous, ma famille… si je n avais pas a aller en France je serais nettement moins chargee!!! ;o)
Bon sur ces bonnes nouvelles, je vous laisse j ai encore quelques compulsions qui m agitent!

Mysore

BonjourIl fait chaud et beau a Mysore! Quel bien: du soleil, quelques averses mais tu seches entre les deux, du monde avec qui parler! Le bonheur… J ai repris mes marches de decouvertes (promenade sur Chamundi hill) et de shopping. Bon les sari en soie ne sont pas forcement tres bon marche, mais dieu qu ils sont beaux.
Le marche est superbe, fourmillant de monde, de fleurs, de couleurs, de bijoux, de fruits et de legumes.Il y a ici de l encens partout, des huiles esssentielles (ou simili, enfin surtout simili, mauvaise langue et peu confiante que je suis).
Le marche de viande est derriere et c est la 1e fois que j ai des hauts le coeur (en Afrique du nord ou noire, j’avais pas de pb). Ici les visceres, laissees de cote, se decomposent avec la chaleur; les bestiaux autour qui ne sont pas encore passes sous la lame attendent, mangent, chient, broutant, caquettant. Vous ajoutez l odeur de poissons. Certes, ils sont dans la glace mais le melange est detonnant. Ce que l’on appelle le mouton est aussi souvent une chevre. Une fois les carcasses pretes, elles sont suspendues. Ces dernieres sont generelament bien propres et n attirent pas les mouches. Les insectes ont assez de quoi jouer avec les vivantes ou les abats. Ce que je trouve tres drole, c est que pour les betes a 4 pattes, ils gardent le toupet de la queue… ca fait une drole d impression… je n ai pas ose demander aux bouchers pourquoi ils les conservent,  est ce justement pour faire la difference entre le mouton et la chevre? Je n ai pas voulu non plus prendre de photos.
L architecture est belle, en decrepitude, beaucoup plus de traces coloniales ici. La ville est petite (moins d un million d habitants), jonchee d espaces verts et de ronds points. J ai visite le palace du maradjah, epoustouflant de details, de richesse, grandiose. Par contre les photos a l interieur sont interdites. donc… il ne vous reste plus qu a y aller!
Premiere ville ou je rencontre vraiment la pauvrete, des campements en bords de boulevards, une femme defiguree a l acide (enfin cela me semble), mendiants et infirmes. Peu, mais il y en a. la ville est assez touristique donc les gens sont certes gentils mais entourloupent un peu plus facilement aussi. Demain visite des industries de bois de santal et de soie prevue et de quelques musees. Samedi matin petite balade dans la nature (oiseaux et temple). Retour sur bangalore prevu Dimanche. Si vous voulez que je vous ramene quelquechose en particulier c est maintenant ou jamais. Je ne vous referais sans doute pas de long billet avant Bangalore.

L’histoire de la gare routiere:
Le bus couchette a fait un arret en pleine nature pour les hommes, mais, toute a mon observation des oiseaux et des singes, je n ai pas pense a me trouver un fourre a ce moment la. Donc une tite heure apres, la touriste demande un arret pipi. Le bus s arrete exceptionnellement devant la gare routiere de la prochaine ville rencontree.  D’autres passagers en profitent pour aller s acheter de quoi manger. Je fais vite pippi et retourne vers le bus. Mais la plus de bus, plus personne de visuellement connue. Donc je parcours la gare routiere, pas de bus. Pas grave, vu la circulation, le bus fait le tour, je vois d ailleurs pleins de bus passer et repasser… Au bout de 5 mins qd meme… aucun ne ressemble au mien, la gare n est pas si grande que ca… Je retourne sur mes pas et retraverse la gare routiere. Toujours pas bus. La, vent de panique. Dans le fond de mes poches (mes sacs sont bien entendus restes dans le bus), argent, appareil photo, cartes et passeport, OUF! Mais je n arrive pas a croire qu ils m aient laisse sciemment…  Je dois avoir l air inquiete, quelques vieux monsieurs s approchent. Nous nous expliquons tant bien que mal la situation dans nos baragouinements respectifs.  Ils sont d accord avec moi, je dois attendre ici le bus pour Bangalore, le bus d etat passe effectivement ici. ARGH!!!! Mon bus appartient a une compagnie privee… Ils me disent que je dois appeler la compagnie mais le nom que je leur donne les laissent dubitatifs et je n ai pas le ticket avec moi.
on s<explique, on cherche, je commence a pas trouver ca drole. et voici le tcket tout chiffone! AH!!!! Mes interlocuteurs s exclament : bien entendu SRS (non KRS)!!! Les bus stationnent de l autre cote, a l exterieur de la gare! ils m accompagnent jusqu au bus, qui n attend effectivement plus que moi. Un certain emoi agite les chauffeurs et les passagers. Eux aussi commencaient a s inquieter, une delegation anglophone allait venir a ma recherche. Mes accompagnateurs font la lecon (moi aussi) aux chauffeurs, je remercie vivement, rapidement et regrimpe en 4e vitesse dans le bus. Les femmes qui parlent anglais viendront me parler au prochain arret pour m expliquer leur version et ce qui sest passe en mon absence. Voila voila! Une bien grande histoire pour pas grand chose! mais sur le coup aussi gestion du stress 102!!! Faut qd meme se faire des souvenirs de voyages!!! ;o)

 

Fuite de Munnar

Petit post rapideje suis arrivee ce matin a Mysore, zone hors mousson, chaude et seche. Munnar : j ai finalement passee 3 jours dans un hotel de luxe sous des trombes d eau  a ne pouvoir sortir en moyenne 2 heures par jour, j ai cru devenir chevre, mais j ai mange comme un pacha et les gens toujours supers gentils ! Suis partie de Munnar en bus de nuit avec couchette, ca change tout de voyager allongee. Autres paysages epoustouflants, d autres choses a voir une autre fois encore, me suis fais abondonnee aux toilettes d une gare routiere par mon bus… ;o)))) cours gestion stress 102, tout c est bien fini pas d inquietude. Je vous raconterais tout ca, mais tout va bien toujours et les gens sont toujours aussi aidants!

Bisous a tous

Déluge

Bonjour,Il pleut, il pleut, il pleut, il pleut, il pleut, il…
J ai teste pour vous le massage ayurvedique…
D’abord, ma masseuse m a assise bien droite, sur un tit tabouret, le cheveux vaillamment enduit d’une texture sablohuileuse et elle m a decolle la racine dudit, le cuir et le perioste! Ensuite, elle m a tapote avec energie et entrain le crane de tout bord de tout cote, pour etre sur qu il ne reste pas une seule idee en place. Remarque en ce qui me concerne, elle aurait peut etre du y aller plus fort… Pour etre sure qu il reste rien de mauvais, tu te prend une claque de chaque bord, faudrait pas qu une derniere soit restee coincee.
Ensuite, elle m a allongee sur une table a masser, litteralement baignee d’huile, j ai compris l’origine du mot beignet et celui d’hier l’etait moins que moi. Asticotee avec une telle force que je me tenais a la table pour ne pas glisser.
Puis, comme pour le crane, de petites tapes febriles et denses viennent stimuler ta circulation, les mouvements s’amplifient, je ne dirais pas que cela ressemble a de grandes claques mais…  Puis apres, des pressions assez profondes et precises au niveau des articulations coudes et genoux surtout. Dites donc j ai senti mon dessous de rotule !!! ca faisait longtemops que je ne lui avais pas dit coucou. Finalement, elle m a remassee mais avec les phalanges pliees. ‘Ca, ca doit etre pour sortir le mechant restant et les toxines qui sont remontees suite a la stimulation circulatoire. Les doigts et orteils sont decolles de leur zone d’attache. Hyperagreable pour les orteils. J’ai cru lui mettre mon gros dans l’oeil, tellement ma reaction fut vive.  En fait, elle cherchait a faire claquer la petite bulle d’air… Ensuite elle m’a assise dans une tite boite en bois, fermee hermetiquement par des linges plies, tasses. Le cou et le tete de poulet (sans oublier la crete huilee ben droite) qui depassent et hop a la vapeur pour un quart d’heure. Il s’agit ici de faire penetrer les principes actifs de l’huile… Je suis sortie de la… dubitative… J’ ai surtout passe un agreable moment en detaillant avec curiosite toutes les sensations que j experimentais, tous les mucles, os et parties de mon corps que je decouvrais en me demandant comment j allais pouvoir vous transformer cela ce soir. Ben voila, j espere que vous rirez autant que moi!

En tout cas, cette petite bonne femme de 18 ans tout mouille et plus petite que moi avait une sacre pogne!

Sur ce, je retourne me transformer en grenouille!

Départ pour Munnar

Coucou tous,Hey hey! ce matin en route vers Munnar! Qd ca bouge, m embete nettement moins! ;o)
A 7h00,  j ai reveille toute la maison: j avais oublie que nous etions samedi et que tout le monde est off sauf moi bien entendu dans les starting blocs, vu l’ennui de la veille! Et suis partie, Youpla!
La route pour Munnar est magnifique! Dans le bus, a cote du chauffeur. J ai regrette quelquefois de voir d’aussi pret la circulation, le ravin, les virages en epingle, les oreilles dans le klaxon (ca aussi faudra que je vous fasse un topo sur l utilisation du klaxon). Remarquez le sens de l’a propos, je me suis dit que vu ma place, si le bus versait dans la montagne, je mourrais vite! ;o)
L adret est caracterise par la terre rouge, les champs, les eboulis, et les chantiers de cantonnniers qui tentent de limiter les degats, tout ceci se deroulant sur une vue extraordinaire de la plaine du Tamil Nadu. Et oups, cote ubac, on bascule dans le kerala, le nuage, la verdure, la pluie et le froid, sisisi, je vous jure, passer de 40 a 18 ca fait froid. Nous sommes dans le nuage, l eau deborde de partout, les plantations de the verdoyantes, a perte de vue, toutes valonnees, sont epoustouflantes. Les troncs des theiers n ont rien a envier aux ceps de vigne. La terre est completement recouverte de vegetation, sauvage ou non, c est tapisse et quand elle est visible c est sous forme de boue. Les plantations de the et d epices sont partout. Quelques paysans dans les rangs, recouverts de plastique de couleur, les marcheurs eux sont armes de parapluie. J arrive dans un hotel ou plutot une retraite de luxe, conseillee par Julie. Tres agreable effectivement, mais entre les trombes d eau, la temperature, la distance de Munnar, les 4 pelerins qui occupent l’hotel, me dit que vais poursuivre ma session suis toute seule au monde, et toute seule en Inde faut le faire qd meme! Surtout pour une tite bete de foule comme moi!!!
Bon, je vais en profiter pour me faire masser, aller voir des spectacles de danse indien et d art martial, aller me promener avec les moustiques dans les plantations, aller a Munnar pour le marche aux epices et the, mais pense pas y rester 1 semaine comme prevu… j ai bien envie d aller voir Mysore. Connu pour son encens, ses temples et ses palais et … ses soieries… Ah oui parce que je me suis trompee dans mes tissus j ai achete des jolis tissus pour faire des choses de chez nous, alors certes belle qualite et bien utilisable mais ce n est pas la folie et l inventivite des sari (qui sont finalement moins cher) alors je vais me rattraper, on decoupera dedans pareil, mais ils seront plus fous, je me limietrai a 4, je vous rassure , a moins d’une commande speciale! En fait le seul moment ou je fais du shopping c est qd je voyage, c’est fou ca! le comble du luxe! Madame n’achete ces choses qu a l etranger!!! Il faudrait peut etre que je me recycle en traders de tissus…

Addenda au post d’hier:
– J’ai oublie de preciser dans les bonnes odeurs: l encens !
– Je me lance dans la lecture des recits mythologiques indiens en anglais. Avant que j arrive au bout, je vais pouvoir rester quelques annees en Inde…
– Les femmes sont en amazones sur les rickshaws, il faut dire que le sari pour la jouer a califourchon, c est nettement moins pratique. Ca donne des images assez effrayantes pour mes yeux d’occidentale: une maman portant un bout de chou de quelques mois dans ses bras, donc ne se tenant a rien, avec deux autres petits bouts a l’avant avec le papa. Et nous qui paniquons avec nos feux rouges, nos sieges et nos ceintures… Pas la meme notion du risque!
Aussi merci tous, je parle nettement moins dans le vide maintenant, j’apprecie bcp ! Alors non je suis pas toute seule!!! ;o)
Un prochain topo viendra pour faire un point sur la bouffe qui est excellente, meme si j’ai reitere l experience beignet bien gras dans le bus, j en ai extrait au prealable la susbstantifique huile dans mon papier journal… Bises a tous et merci de me suivre!

Pause

Bonjour tous,une journee ou je me fais royalement chier! et oui j ai ete malade hier donc suis restee calme, soiree mouvementee et tripante dans le 1er sens du terme, mais j ai super bien dormi. Ce matin reveillee tard un peu encore boulgiboulga, decide de ne pas partir a Munnar: idee de 6h dans un bus a risquer des pb intestinaux, pas envie du tout. Mais resultat des courses, 2 jours zen, une bonne nuit de sommeil et apres 3 tranches de pain de mie, je pete le feu et tourne en rond dans la maison et dans Madurai. ai plus de livres a lire, alors je me coache, merci Elaine. Mais ca aussi je peux pas me coacher le bouquin en entier dans la meme journee. donc vous avez droit a un super long post

Petites reflexions et observations d une etrangere:
les gens sont super gentils, me repondent toujours, m aident au max qd je suis perdue, sont tres souriants , hommes, femmes, enfants, me nourissent ou m’abreuvent des que possible ( cest peut etre pour ca d ailleurs que j ai ete malade!!!;o), ont plein de petites attentions, m offrent une place assise dans le bus, le plus pret du chauffeur possible, m indiquent la station ou je dois descendre, me font changer de place car celle que j ai prise est sale, me servent les meilleurs morceaux ou part de gateau, sont curieux et chaleureux. ce qui est difficile c est la barriere de la langue, nos vocabulaires et nos accents nous aident pas, le langage des signes et des sourires fini par etre limite. Meme avec la famille,  c est difficile de partager.

Les gens boivent toujours a une certaine distance des recipients pour que tout le monde puissent boire derriere eux. ca devrait plaire a Kiki et Didou ca!
A la tv, qd des personnes boivent ou fument, il est ecrit en dessous que c est mauvais pour la sante avec un symbole d’interdiction. Les chansons et leur clip parlent essentiellement de romance et tout le monde danse, meme les hommes. En fait, ce sont tres souvent les hommes qui chantent fleurette ou sont transit, en pamoison, reveurs, se morfondent… no comment.
Les femmes s’asseyent de preference ensemble a l avant des bus, a moins d etre avec leur epoux.
Les livres d ecole privees sont super bien fait avec bcp de connaissances mais toujours presentees de facon pragmatiques: explication de la geographie avec tout de suite les histoires de climat et l’impact sur la vegetation et la facon de construire les maisons, par exemple. Ils apprennent des le college les langages informatiques (exemple c++). Bcp de devoirs le soir sont des lecons a apprendre par coeur, semble y avoir peu d’exercices.
Les boutiques ouvrent tard et il y a un gros break entre 12 et 15h00.

Pour repondre a certaines questions concernant les odeurs: il y a effectivement de tout, du pire au plus suave. Dans le pire : gaz d echappement, fumee acre des dechets en combustion, urine, egout. Les hommes pissent effectivement partout en ville sans gene aucune. Ce qui fait qu avec la chaleur qd vous croisez un spot apprecie, generalement qd meme pas loin des depotoirs, de poteaux ou de coins de murs, l’odeur peut etre assez intense. Certes, c ‘est pas genial, mais l odeur est assez volatile et je fais en sorte de ne pas rester coincee la. Cette logique est la meme pour les egouts. Le plus rude pour moi sont les fumees (echappements ou dechets brulants), qui pour le coup sont etouffantes et prennent vite a la gorge. Generalement meme si je bouge, elles restent pregnantes sur une plus grande aire. En plus j ai l impression qu avec la chaleur mes petites alveoles sont bien plus dilatees et la ca devient vite inconfortable: solution bifurquer par une petite rue ou accelerer le pas pour sortir de la zone de fumee, et tousser tout ce que l’on peut en evitant de cracher ses lobes. ;o)
Dans le meilleur: le jasmin, toutes les fleurs qu ils tricotent dont je ne connais pas le nom, les odeurs d epices et de cuisine en train de se faire, de fruits murs que l on decoupe, les odeurs de bhadam milk (lait d amande, anecdote a vous raconter plus tard) chaud entrain de se preparer. Ces odeurs sont toutes aussi frequentes, vu que l’on trouve des stand de cuisine tous les 20 m ou presque, que beaucoup de femmes portent du jasmin dans leur cheveux. En fait, c est un festival d odeurs, les unes chassant les autres, les unes faisant davantage apprecier les autres. je trouve cela tres supportable et me rappelle que j’ai un nez.

Sur ce long post, je vous laisse et pars faire mon poisson rouge dans Madurai. a bientot.