Les questions existentielles en voyage

Un mois, c’est tout simplement trop court et je regrette de quitter la Thaïlande… alors que mon objectif était le Laos. Je quitte Chiang Rai après deux jours intenses à la fois dans le mauvais et le bon sens du terme. Réglons de suite le mauvais : j’ai été malade indigestion/tourista le soir de mon arrivée (après une visite éclair des Wat et du musée des tribus des collines du Nord). Je passe la nuit en petit bonhomme sous le ventilateur, priant que mon estomac déclare forfait le plus rapidement possible. Le lendemain épuisée (et là nous arrivons dans le bon sens), j’étais prête à quitter quand je rencontre Xavier et Djoude, un couple de français adorable avec lesquels je m’entends très bien, longueurs d’ondes et envies similaires, curiosité et rythme assez proche. Après une longue discussion sur la difficulté d’avoir le luxe de choisir la destination, je leur demande si je peux louer une moto et les accompagner dans la découverte du White temple, car je serais plus à l’aise de me réhabituer à la moto accompagnée que seule. Ils acceptent avec plaisir. Merveilleuse idée !

Merveilleuse idée car j’ai passé une superbe journée en leur compagnie, que j’ai réappris à me servir de ces petits bêtes à moteur, ici encore plus simple qu’au Burkina, car elles sont entièrement automatiques, même pas besoin des pieds. Que nous avons pu nous perdre et nous arrêter où bon nous semblait dans la campagne thaïlandaise, et notamment rencontrer les paysans – heureux comme tout de se faire prendre en photos-, que nous avons visité le Wat Phra Kung délirant, une vertigineuse cascade (cf. Photos), sommes allés boire un verre dans un bar hallucinant. Le lendemain seule, toute fière de mon autonomie, je suis allée à la bouddha cave avant d’embarquer dans le bus pour Chiang Kong, passage pour la frontière laotienne.

Résultat des courses : aucune randonnée, des joyeux moments de plaisir et la dure mission de couper dans nom itinéraire laotien car je n’aurais pas le temps de tout faire. Que c’est dur de se restreindre et de choisir!!! Je me plains la bouche pleine, non?!

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A la poursuite des grenouilles et des … Temples

Arrivée à Sukhotai aprés 6h de bus. Rebrousse chemin agréable dans des nouveaux paysages de campagnes : douces vallées, falaises escarpées, champs à perte de vue, petits villages aux maisons de bois sur pilotis. Une famille de 7 francais dans le bus, un couple et leurs enfants, l’oncle et la tante. Une idée à copier!

La visite de Sukhotai me permet d’assouvir une envie de longue date : me promener en vélo dans la campagne. Mon hôtel prête des vélos, j’en profite pour aller découvrir les alentours et aller réserver ma visite du parc historique du vieux Sukhotai qui se fera elle aussi en vélo. La conduite à droite nécessite quelques ajustement notamment lorsqu’on tourne dans des carrefours. Je suis ravie d’avoir des véhicules devant moi pour me montrer le sens.

Mardi 8h00 départ pour la ballade. Il fait déjà chaud, le soleil est bien réveillé. Nous voilà en selle pour une boucle de plus de 25km. Cette fois-ci, je suis accompagnée d’un couple de jeunes belges. Nous nous faufilons dans les petites rues pour nous enfoncer dans la campagne, longeant rizières, champs de canne à sucre, rivière, petits villages, atelier de fabrique de meubles en tek. Les villageois nous saluent et nous sourient de toutes leurs dents. Il règne une sérénité, un calme apaisant. La visite du site vaut vraiment le détour, le guide super gentil n’est toutefois pas très dissert. Je vous laisse regarder les photos.

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Le retour se fait sous la pluie, chaude, l’averse est si forte qu’elle nous force à nous arrêter sous une maison (c’est vraiment pratique les pilotis). Des milliers de minuscules grenouilles sautent sous nos roues. Entre celles-ci et celles qui me bercent le soir, les étals des marchés ne sont pas prêts de se vider. Le retour dans la ville est brutal et bruyant. À peine arrivée, je repars pédaler vers d’autres chemins, visiter davantage la ville et son marché de nuit. Autant que je me fatigue les pattes, demain sera une journée de 8h00 de bus.

Ce que vous avez manqué (photos indisponibles) : un cobra et un varan traversant la route (un bout mètre le premier, et un bon mètre cinquante pour le second, je vous rassure, ils ne traversaient pas en même temps), un champs remplis de grands échassiers, un Martin pêcheur local (taille triplée par rapport aux nôtres, couleurs d’autant plus éclatantes), des nuées d’hirondelles rasant les brins de riz, troupeaux de vaches paissant au milieu des temples, un paysan aux épaules et haut du buste tatoué portant chapeau pointu et bêche, maman shampouinant sa petite fille en haut des escaliers de la maison, paniers pièges à poisson chat en forme de bouteille de lait percée, la répétition musicale de l’école pendant que nous visitons les temples, les cris des enfants Falangs Falangs (blancs, blancs) en nous apercevants, les regards incrédules ou goguenards des thaïlandais à l’abri nous voyant pédaler sous la pluie.
Petit point sur les repas : je prends un plaisir certain à ne manger que dans les étals de rues, j’en fais le tour avant de me décider, ce qui peut être assez long entre mon indécision chronique et le nombre de rues à parcourir. Ici, j’ai goûté la soupe au canard, découvert une sorte de crêpe qu’on nappe de ce que l’on veut, sur lesquels ils ajoutent du lait concentré sucré. Aussi des bananes plantains frites et des beignets sucrés ayant diverses formes, ces deux derniers m’ont laissée indifférente mais les deux premiers sont excellents!!

Demain, je remonte vers le nord : Chiang Rai. Cela fait déjà plus d’une semaine que je suis arrivée, me dépêche-je de traverser la frontière ou prends-je le temps de me faire une randonnée dans le nord de la Thaïlande? Quel suspens… La suite au prochain épisode.

Week end en famille thaï

Petit résumé : notre plaisir à discuter et à ne pas se comprendre se confirme avec Purinchaya. Samedi matin fut essentiellement consacré à apprendre le thaï et l’après midi à nous promener à travers Chiang Mai. En brochette sur les motos, nous nous transformons en poulet rôti sous le soleil et la chaleur du bitume, nous rebattons des ailes pour prendre le frais dans la montagne, trempons nos pattes dans la cascade, grimpons au Wat Prahtat Doi Suthep (dès que vous voyez le mot Wat, vous êtes devant un temple). La vue est splendide et Chiang Mai est beaucoup plus étendue que je ne pensais. Retour à la maison, arrêt au marché pour le souper, puis visite du marché du samedi soir, merveilleuse place pour y ramener des kilos de souvenirs… Sauf que je suis juste à ma 1e semaine de voyage et me semble pas le bon moment, mais cela me donne des idées de prix et de cadeaux que je peux ramener.

Le dimanche, on finit de se rôtir… je me promène le long de la rivière à regarder les jolies échoppes en bois des anciens négociants pendant que la petite famille est à l’Eglise, ensuite de nouveau promenades en moto dans Chiang Mai, découverte de nouveaux temples (j’en manquais)et de boutiques éco-responsables et du site archéologique à l’extérieur de Chiang Mai, trace de la 1ere ville de Chiang Mai qui suite aux inondations à été déplacée sur le site actuel de la ville. Ce fut un superbe week end, où entre les franches rigolades, les moments de partage de recette et de cuisine, les tours et détours en moto, les jeux avec les filles, les cours de thaï, la transformation en poulet, je me sens vraiment en vacances et dépaysée.

Chiang Mai est la 2ème grande ville après BKK, mais elle est bien plus sereine et moins polluée. On y trouve tout et de tout, dans une ambiance relativement bucolique avec les canaux, les vestiges de rempart, les parcs paysagés. Si Montréal est la ville aux 100 clochers, je qualifierais bien Chiang Mai de la ville aux 1000 temples.

Aujourd’hui, je rebrousse chemin vers BKK car j’ai raté Sukhotai, site impressionnant inscrit au patrimoine mondial. Je remonterai vers le nord et le Laos après.

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Des petits temples, des grands temples et toujours des temples

Arrivée à Chiang Mai et réceptionnée par Purinchaya, ma 3ème coughsurfeuse. Maman d’une petite famille composée de deux filles (7et13 ans) et d’un époux, chanteur et mécano de ses journées, elle travaille comme gestionnaire dans une petite boîte d’assurance, si j’ai bien compris. Nos échanges sont la plupart du temps hilare car nos accents s’entrechoquent dans une incompréhension mutuelle. Après une matinée à recharger les batteries diverses et variées, elle vient me chercher pour luncher et me déposer en centre ville. Nous nous retrouverons à la fin de sa journée de travail.

Me voilà partie pour explorer les vieux temples de la ville, ils sont une ribambelle et sont plus beaux les uns que les autres. J’y passe mon après-midi. Prenant des milliers de photos. J’en profite pour discuter avec un moine de sa vie, de son choix et d’autres aspects pragmatiques de la vocation. C’est ainsi que j’apprends que le chanti est une récitation chantée des moines des principaux enseignements de Bouddha. Je suis encore présente au bon moment pour en profiter. (J’ai même filmé, et posterais sur le blog dès que possible).

Il fait une chaleur incroyable et les ondées ne font que renforcer l’impression hammam de la ville, les temples ne sont pas vraiment des havres de fraîcheur, bien que leur ombre est toujours la bienvenue. Comme en Inde, je prends un plaisir incroyable à marcher pieds nus, c’est tout bête, mais ça rafraîchit (il est impératif de se déchausser comme de se couvrir les épaules nues, avant d’entrer dans un temple). Les temples ont ici aussi leurs virgules de bout de toit mais elles peuvent changer de forme (dragons, paons). Les deux animaux protecteurs encadrent toujours l’escalier, les portes et leur imposte sont tout aussi sculptés, dorés… Mais je laisserais les photos être plus parlantes que moi sur ce coup-là. L’intérieur est aussi beau que l’extérieur pour la plupart, quelques uns sont plus sobres.


Mon hôte vient me chercher, nous allons dîner et fêter le vendredi soir avec sa famille et ses amies. Cocktail thaï fait maison, et apéritif local de tartare de bœuf épicé, très bon au demeurant. Les enfants jouent, les parents rient, discutent, boivent et mangent. Au menu : une soupe épicée (trop pour moi) aux pousses de bambous, du porc à la mangue avec du riz collant (j’adore ça) et du poulet mariné au Bbq. Une soirée bien agréable somme toute.

Petite note concernant les photos : j’ai oublié le fil pour les télécharger de mon appareil photo, alors j en prends quelques unes avec l’iPad pour que vous puissiez en profiter un peu tout de suite. Ça s’organise mes affaires. Au prochain voyage, vous aurez tout en même temps.

Bilan BKK et départ pour Chiang Mai

Cette ville est hétérogène : se côtoient à quelques mètres des centres commerciaux (ou un building de bureau ou d’appartements) des plus moderne, de grands écrans publicitaires, des maisons traditionnelles en bois rouge (avec toits en taule ou en tuile faïencé pour les plus anciennes et les plus riches), de petits immeubles tout gris de moisissures et de pollution, des temples grandeur nature ou miniature (maison des esprits), des parcs ou des terrains vagues envahis de végétation, des arbres partout (bonheur des flamboyants), des jungles de fil électriques noués autour d’énormes transformateurs, des canaux, des rues, d’innombrables culs de sacs, des boulevards, des avenues décorées d’effigies du Roi (en statue ou médaillon).
Sur les canaux, dispersez des bateaux plats couverts de bâches de toutes les couleurs, des barques en bois effilées et bariolées à longue queue (long gouvernail doté de l’hélice), tous pétaradants, fumant noirs; sur les routes, des taxis vert et jaune, orange ou rose fuchsia irisé, des gros bus orange, des minibus chromés, des motos, des touk-touk, sur les trottoirs, alignez les étals de fruits, de légumes, de vêtements ou de babioles en tout genre (bijoux, amulettes, accessoires pour iPod), les échoppes de nourriture proposant curry, fritures, soupes variées, agrémentés ou non de petites tables et chaises en plastique coloré, les vasques de plantes, marchant sur les mêmes trottoirs, ajoutez les habitants (hommes et femmes asiatiques, d’affaires élégants, plusieurs d’entre elles se teignent les cheveux en blonds, se les bouclent et se fardent le plus clair possible), les moines dans tous les tons de orange, les enfants en uniforme, les adolescents branchouilles, quelques mendiants, puis les expat. tout aussi élégants que les asiatiques, les touristes caucasiens bronzés en short. Agrémentez de quelques stations de métro, de lignes ferroviaires en hauteur, le BTS.

Parsemez de quelques klaxons, du bruit ambiant de la circulation, de pépiements d’oiseaux, d’odeurs de nourriture incroyablement appétissantes, de pots d’échappement, d’eau douce. Plongez cela dans la fraîcheur des climatiseurs des espaces clos et la chaleur moite de l’air libre (35 degrés celsius et 80% d’humidité ambiante), vous avez Bangkok. Les thaïlandais sont paisibles et respectueux de l’espace de chacun, même à l’heure de pointe. Donc il n’y a pas de sensations de grouillement, d’oppression, de débordements. La ville me semble bien plus tranquille que Bangalore.

Sinon concernant mes visites, cela fut plus compliqué que prévu. Entre les voir et réussir à y accéder, il y a une marge… Enfin surtout des dizaines de culs de sac, une succession de marchés, et plein de recoins chez la mère Thaï. Le marché valait le détour avec ses poissons et ses grenouilles vivants (poissons chats, anguilles, carpes noires grouillants dans des bassines recouvertes de filets). Quand ils étaient morts, ils étaient mélangés aux poulets en morceaux. Grenouille et poulet même combat, les 4 fers en l’air, éventrés. Ça m’a fait presque regretter d’aimer les cuisses des susdites… Je me suis tout de même régalée de pleins de petits plats de rues (raviolis aux épinards, poulet frit, fruits étranges). Quand j’ai fini par trouver le quartier de petites maisons traditionnelles en bois rouge, les gens assis à proximité m’ont clairement indiqué de ne pas y aller, ni de prendre de photo. Je me suis donc replié sur le quartier blanc (tout aussi difficile d’accès). Quartier se résumant à 5 rues. Quartier d’expatriés ou de riches thaïs, avec BMW, Mercedes, caméra surveillant, entrée gardée, jardins proprets, grilles ouvragées, un oasis de calme et de verdure auquel on me donne accès. Le monde auquel j’appartiens est assez clair malgré mes airs babos.

Finalement, me voici dans le train. Les banquettes et les ventilateurs chromés lui donnent une allure des années 50. Le service y est incroyable, un « groom » vient prendre ma commande pour le repas du soir, installer la table et me servir à l’heure convenue. Le contrôleur transforme les banquettes en lit, ajoute le matelas et les draps, les oreillers et les rideaux. Ce n’est qu’une 2ème classe… Je m’écroule à 21h30. Ouvre un œil à 3h00, et le second à l’aube au milieu des rizières. LE BONHEUR!

Prochain épisode : 1er jour à Chiang Mai et temples à gogo.

Un des fruits étranges très bon sucré, juteux et légèrement acidulé. Si quelqu'un connaît le nom...

Un des fruits étranges très bon sucré, juteux et légèrement acidulé. Si quelqu’un connaît le nom…

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2e j: ruinée et pas perdus

Aujourd’hui, heureuse détentrice d’un mini iPad et ruinée, mais moitié moins que si je l’avais acheté par chez nous. Dorénavant, je pourrais écrire un peu tous les soirs et mettre à jour dés que je flaire un wifi… Pour cela, je suis littéralement allé me perdre dans l’un des plus grands centres commerciaux de Bangkok, MBK. Bangkok en regorge, chacun ayant sa thématique. Comparaison des stands, iPad, mini, neufs, vieux, autres tablettes… une vraie foire de l’électronique. Quand j’ai compris que celui que j’avais vu me convenait me suivait d’un stand à l’autre, j’ai tourné pendant une heure pour retrouver mon 1er vendeur (meilleur prix), découvrant un immense food court, un marché de fringues impressionnant… (exploration seulement de 3 étages… ). Si Montréal est connue pour ses galeries marchandes et ses tunnels les reliant les unes aux autres, et bien … ce sont des supérettes par rapport à ici! 
Après ces longues heures de marchandage, je me suis trompée de ligne de BTS (métro aérien), pour me rendre compte que non, en fait, c’était bien la bonne… Là aussi, j’ai tourné, viré de quais, de lignes, de stations, puis finalement atterri à la gare pour acheter mon billet direction Chiang Mai. Départ prévu pour jeudi 18h00 et arrivée à 8h15 le lendemain, je voulais voir le paysage … Raté, Les départs sont trop tardifs. Je n’en profiterais qu’à partir de l’aube. 
Là bas, une famille de coughsurfeurs m’attend, je vais passer le weekend end avec eux et leur deux petites filles. j’ai hâte!!!! 
Retour sur mes pas, dégustation d’un riz collant au caramel de lait de coco, visites de la maison de Jim Thomson et du Bangkok art and cultural center (BACC).
Cet américain amateur d’art a ardemment travaillé au renouveau du tissage de la soie thaï, à sa reconnaissance et à son exportation. Architecte de formation, il a construit sa maison à partir de maisons traditionnelles thaï (200 ans), démontées et reconstruites le long d’un canal, face au village de tisserands musulmans de Bangkok. Résultat : sa maison est magnifique, de bois rouge, entourée de bassins, de vasques emplies de lotus et de petits poissons (petits, vifs, rouges à courtes queues – les mêmes à la maison à l’époque de l’aquarium), de végétation tropicale, décorée de sculptures de bois, de pierre, de tentures et de peintures anciennes la plupart de bouddha, thaï ou birmanes, de meubles chinois, thaï, ouvragés, de porcelaines et faïences chinoises antiques. La maison est aussi dotée de son magasin et de son centre d’interprétation du tissage de la soie.

En longeant le canal, chemin des écoliers pour retourner au BTS, je tombe sur le BACC. Lieu branché de création, organisé à l’intérieur comme le Guggenheim de New York, c’est à dire autour d’un escalier en spirale, vide en son milieu. À chaque étage des galeries d’art, des petites boutiques de création aussi bien d’entreprises sociales, que de designers thaï, de concepteurs d’articles recyclés, de bijoutiers, de sculpteurs et d’imprimeurs et en haut des expos temporaires. Actuellement une sur l’art de l’architecture et l’autre sur la culture de contestation en Thaïlande. L’espace est très agréable, envahi de policiers se prélassant dans les expos… À l extérieur, au pied de la station de BTS, un match féminin de boxe thaï. 

Rencontre de Yoshimi, 2e coughsurfeuse, japonaise expatriée. Adorable, cultivée, posée, même longueur d’ondes. Nous soupons au milieu d’un marché extérieur, d’un pad thaï aux crevettes, d’ailes de poulets frites avec des feuilles de quelque chose, d’une brochette de champignons grillés et épicés, de fruits inconnus et du dessert traditionnel thaï : riz collant, nappé de crème de coco, accompagné d’une mangue bien mûre. Tout est délicieux. Summum de la soirée : massage des pieds d’une heure. Ici les pieds s’étendent jusqu’aux cuisses, et comprennent le dos, le cou et la tête (10n de minutes) pour mon plus grand bonheur. Tout cela pour 10$… Après deux jours de marche intense, quel bonheur! Je retrouve mes jambes et tombe raide épuisée sur le canapé de Yoshimi.
Aujourd’hui: visite du quartier de Yoshimi, puis train. 
Le pb d’avoir un iPad, c’est que je deviens verbeuse!!!! 

Decouverte de Bangkok sans accent

Le 1er est un de tatonnement d organisation de reveil et d eveil. Eveil car l etourderie s est abattue sur moi depuis que je suis ici, et j essaie tant bien que mal de m aligner le neurone. Pour faire court, j ai oublie dans un GAB ma carte de guichet et abandonne ma gourde au coin d un pilier de temple, ma batterie d appareil photo  s est dechargee. Resultat pas de belles photos des si beaux temples visites… mais promis j y retournerai avant mon depart, ils sont vraiment trop beaux. voila pour le cafouillage de depart.

Les thai sont tres gentils, aucune agressivite. C est facile, facile, facile. Je me debrouille bien avec le metro aerien, les petits bateaux qui irriguent la ville et epargnent du traffic, ai patine en gougounes sur les trottoirs mouilles. Il fait beau et chaud et les averses ne se sont decidees qu en fin de journee.  Les toits des temples dores, faiences de rouge, de vert et d orange contrastent sous le ciel d orage. Souvent ponctues de virgules (a moins que ce ne soit des cygnes ou des orchidees stylisees), les toits Thai accrochent l oeil. Les statues, autels, fresques a l interieur des temples sont impressionnants de finesse et de details.  Les monstres richement pares sont d une expressivite redoutable. Les moineaux sont rachitiques, les pigeons, maigrichons et les ecureuils une taille en dessous, le merle local a la plume en bataille. Un moment enivrant: dans le temple Wa Pho, une armee de moines oranges psalmodiant.

J ai rencontre ma 1e coughsurfeuese ce soir, tres sympa. nous sommes allees a un resto/marche de poisson : tu choisis ta bestiole dans la glace, tu la payes. Une fois a table, tu choisis ton mode de cuisson et de preparation (en fait c est le menu) et hop! dans l assiette! le summum du frais. Certains poissons respiraient encore (dans la banc de glace, pas dans l assiette!) J ai choisi un crabe a la mode thai (specialite) et j ai goute les palourdes er les huitres de ma CS, c etait excellent, un peu cher, mais vraiment sympa. L enseigne du marche: if it swimm, we have it!  and i believe it. Effectivement, une multitude de bestioles a ecailles, carapaces et coquilles que je n avais jamais vues, dsl la aussi pas de photo. Il faut me croire sur parole. Je me rattraperais avec les prochains marches.