Cuba – Improvisación, ciudades y musica

Me voici de retour!  Si la connexion internet cubaine n’est pas aisée, mon journal de voyage s’est tout de même bien rempli. C’est donc en différé que je vous propose le récit de mes impressions et pérégrinations. Ce 1er billet est un bref résumé du voyage. Les détails croustillants, les rencontres merveilleuses ou étranges, les anecdotes rocambolesques s’organiseront par étape ou par thématique par la suite. Lisez ce qui vous chante. Avec ce récit décalé, je vous emmène et je repars pour Cuba!

Le Brésil était ma destination initiale. En décembre, Cuba s’ouvre. Ça fait 13 ans que je suis au Québec et n’ai jamais mis les pieds sur cette île si proche, destination de prédilection de mes nouveaux compatriotes : remède lumineux et chaleureux à nos hivers rigoureux. Changement de cap. C’est cette année ou jamais!
Après m’être imaginée la parcourir en vélo, mes habitudes solitaires me ramènent à la réalité: je place ce voyage sous le signe de la mer et de la danse, ce sera le lieu de mon baptême de plongée (si ce n’est de ma certification) et de cours de salsa à gogo. Je reprends des cours d’espagnol pour me remettre dans le bain. Je privilégie la visite ouest de l’île. Ma préparation du voyage s’en tient là. Départ à l’arrache. Même le sac. Il pèse 15 kg : record de lourdeur! 1e et unique nuit réservée : la veille du départ.
Rien, rien, rien, je n’ai rien fait de ce que j’avais prévu!
J’ai parcouru l’île d’une chaîne de montagne à une autre, direction… Est (Trinidad à Santiago). J’ai marché, j’ai marché, marché des heures durant dans les rues cubaines, me suis arrêtée et dandinée dès que j’entendais de la musique… Ce qui veut dire presque tous les soirs et à chaque coin de rues, mais n’ai pris que 3 cours de danse. J’ai eu autant d’époux potentiels que de nombre de soirs passées à Cuba. Leur ligne de mire: sortir. Donc prompts à tomber amoureux, à vouloir se marier et à vouloir adopter mon passeport canadien. J’ai bu du rhum à gogo en cocktail ou sec (palmarès des meilleurs et des moins chers sur demande). Je n’ai pas voyagé seule mais avec Elodie, baroudeuse de 6 mois d’Amérique latine, avec laquelle je me suis entendue et complétée à merveille. Rencontre naturelle, allure synchrone, coulant de source. Mes 3 semaines ne comptent que 4 jours de baignades et de snorkeling, je n’ai pas vu l’ombre d’une bouteille.
Comme à chaque fois, le goût d’y revenir. Il me reste Viniales, La Havane, Bayamo et Baracoa et quelques cayos, à débaragouiner mon espagnol et à y mettre l’accent.
Des gens gentils, d’une vraie diversité, des hommes séduisants, des femmes volontaires et rieuses, une population usée par un régime bancal, envieuse de denrées de base, mitigée sur l’ouverture mais espérant des changements rapidement. Un patrimoine architectural incroyable, en décrépitude et recyclage permanent. Un pays d’une variété impressionnante, de paradoxes chroniques… et de culture résolument américaine!

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